
L’École Jean Jaurès, « La Berthelot », fête ses 100 ans : élèves d’hier et d’aujourd’hui invités à célébrer un siècle d’école publique à Vienne.
Le 1er octobre 1926, le groupe scolaire Jean-Jaurès ouvrait ses portes rue de Lyon, à Vienne. Cent ans plus tard, le samedi 17 octobre 2026, de 11h à 17h, l’école fête son centenaire lors d’une journée festive et gratuite.
Pour beaucoup d’anciens habitants du quartier, elle reste « La Berthelot », le nom sous lequel ils l’ont longtemps désignée, et la désignent encore aujourd’hui. Anciens élèves et anciens enseignants, élèves actuels, parents, habitants : tous sont invités à retrouver leurs camarades de classe et leurs professeurs, et à redécouvrir les lieux de leur enfance.
Organisée par Mme Chazotte, directrice du groupe scolaire Pasteur-Jaurès, en collaboration avec la Ville de Vienne, le Centre Social d’Estressin et le collectif « Notre quartier a de la mémoire », cette journée se veut à la fois une fête et un moment de mémoire. Les élèves y prennent toute leur part : ils travaillent actuellement avec leurs enseignants sur le thème de « l’école autrefois ».
Entrée gratuite de 11h à 17h – inscription obligatoire
Inscription via le QR code figurant sur l’affiche ou au Centre Social d’Estressin : https://billettera.com/fr/event/100-ans-ecole-jean-jaures-2026-2aovg
Un billet sera demandé à l’entrée.
Au programme
• De 11h à 17h : plusieurs expositions pour découvrir l’évolution de l’école et de ses protagonistes au fil du siècle.
• Restauration sur place : food trucks et buvette.
• Vers 15h : en présence du Maire de Vienne, les enfants de l’école préparent une petite surprise aux invités.
Mot d’élu : Levon Sakounts, Adjoint à l’éducation, l’enseignement supérieur, l’alimentation et au pouvoir d’achat
« Cent ans, c’est l’histoire de milliers d’enfants qui ont franchi le portail de la rue de Lyon pour apprendre à lire, à écrire, à compter, mais aussi à grandir ensemble. En 1926, la municipalité faisait le choix d’une école moderne, lumineuse et ouverte à tous. Un siècle plus tard, cet engagement reste le nôtre : offrir à chaque enfant de Vienne une école publique de qualité, laïque et bienveillante. Je remercie chaleureusement Mme Chazotte et l’équipe enseignante, le Centre Social d’Estressin, le collectif « Notre quartier a de la mémoire » et les services de la Ville. J’invite les élèves d’hier et d’aujourd’hui, et leurs familles, à venir nombreux partager ce moment de mémoire et de fête. »
Pourquoi Jean Jaurès ?
Philosophe, député du Tarn et fondateur de L’Humanité, Jean Jaurès (1859-1914) fut un ardent défenseur de l’école laïque et de la paix. Assassiné le 31 juillet 1914, à la veille de la Grande Guerre, il entre au Panthéon en 1924 : deux ans plus tard, Vienne donne son nom à sa nouvelle école.
« Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie. »
Jean Jaurès, « Aux instituteurs et institutrices », La Dépêche, 15 janvier 1888
1926 – 2026 : un siècle d’histoire
Ouvert le 1er octobre 1926, le groupe scolaire est inauguré le 24 octobre par un « Grand Banquet Démocratique » à l’Hôtel de la Poste, cours Président-Wilson (18 francs le couvert). Il réunit alors une école de garçons, une école de filles et une école maternelle, et remplace d’anciennes écoles vétustes. Une école moderne pour son temps : cours ensoleillées, préaux couverts, classes lumineuses et même… le chauffage central. Au fil des décennies, les habitants du quartier l’ont surnommée « La Berthelot », un nom qui a traversé les générations.
Quand il ouvre, l’école républicaine est encore jeune : les lois Jules Ferry de 1881-1882 ont rendu l’instruction primaire gratuite, obligatoire et laïque. Cent ans plus tard, ces principes demeurent le socle de l’école publique : accueillir chacun, transmettre les savoirs, former des citoyens libres et éclairés.
Ce qu’en disait la presse de l’époque
En novembre 1926, « Le Trait d’Union », bulletin des Établissements Pascal-Valluit, Gustave Silvestre & Fils, dont l’ancienne usine faisait face à l’école, consacre sa une à l’inauguration.

« Le Trait d’Union », novembre 1926.
« Nous avons vu avec plaisir sur sa façade principale la devise : Pax, Labor – Paix, Travail. Souhaitons à la génération qui sera instruite dans ce groupe de goûter toujours les charmes de la Paix et du Travail. »








